Rcf Orne423801380

Édition et diffusion de programmes radio

24 rue de la Poterne 61000 Alençon

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Chiffre d'affaires

-

Effectif 2017

6 à 9

Ancienneté

29 ans

Indicateurs

À propos

Archevêque de Sens-Auxerre et Prélat de la Mission de FranceSource : Twitter

Avec 64 radios et 250 fréquences réparties sur l'ensemble de la France et en Belgique, RCF accompagne tous les jours 600 000 auditeurs.Source : Youtube

Rcf Orne a pour n° de SIREN : 423801380. L'effectif de cette structure en 2017 était de 6 à 9 employés. La société travaille dans l'édition et diffusion de programmes radio, le code NAF associé est 6010Z. Le principal établissement de Rcf Orne se situe dans la ville de Alençon. Son exploitation a commencé au cours de l'année 1990. Le chiffre symbolisant l'indice de confiance qui a été fixé pour cette société est de 91/100. Le n° de TVA correspondant à l'activité de Rcf Orne est : FR29423801380. L'entreprise Rcf Orne est présente sur un réseau social : Twitter. Vous pouvez trouver la page Twitter de cette société sous la dénomination de mgrgiraud. Une structure relativement énergique sur internet, celle-ci compte 47817 followers du côté de son compte Twitter.

Fiche d'identité

  1. Type Association loi 1901 ou assimilé
  2. Date de création 01/10/1990
  3. Effectif 6 à 9 (2017)
  4. TVA intercommunautaire FR29423801380
  5. Numéro de SIREN 423801380
  6. Code NAF Édition et diffusion de programmes radio (6010Z)
  7. Secteur Économie sociale et solidaire (ESS)
  8. Statut SIRENE Active
  9. Statut RCS Non immatriculée

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  • Siret : 42380138000043 (siège social)

    Actif

    24 rue de la Poterne 61000 Alençon

    Édition et diffusion de programmes radio (6010Z)

    1 juil. 2018

    Siret : 42380138000035

    Fermé

    30 rue Eugene Lecointre 61000 Alençon

    Édition et diffusion de programmes radio (6010Z)

    12 déc. 2005

    6 à 9

    1 juil. 2018

  • Siret : 42380138000027

    Fermé

    29 rue Conte 61500 Sées

    1 oct. 2005

    12 déc. 2005

    Siret : 42380138000019

    Fermé

    23 rue Conte 61500 Sées

    1 oct. 1990

    1 oct. 2005

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Réseaux sociaux Rcf Orne (2)

Vidéos Rcf Orne (50)

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    Sur cette question, je vous renvoie à la rubrique « Cas de conscience » de La Croix l’Hebdo, en kiosque toute la semaine. Vous trouverez des éléments d’un discernement pour une décision qui relève du fort interne de chacun –il n’y a pas d’enquête en cours en France et Polanski n’est pas sous le coup d’une arrestation. En revanche, il est poursuivi depuis 1977 par la justice américaine pour le viol d’une jeune fille de 13 ans, et considéré comme un agresseur sexuel et un fugitif par les États-Unis. Au total, je rappelle que Roman Polanski a été accusé d’abus sexuel par six femmes, dont tout récemment une ancienne photographe, Valentine Monnier, qui a affirmé au Parisien, que Polanski l’a violée en 1975, alors qu’elle avait 18  ans. Mais ces cas n’ont jamais donné lieu à poursuites. Au-delà de la réponse à cette question, toute cette affaire révèle la demande, de plus en plus forte de la part de l’opinion publique, d’une cohérence entre la vie privée et la vie publique d’une personne. Pour l’art, on fait de manière classique la distinction entre l’œuvre et l’artiste. L’artiste peut être immoral, mais cela est-il nécessairement le cas pour l’œuvre ? De fait, dans le cas contraire, il faudrait expurger les « Lagarde et Michard » de notre jeunesse… Mais cette distinction entre l’œuvre et l’artiste tient de moins en moins. Peut-on faire un film sur l’affaire Dreyfus, ou la condamnation d’un innocent, et fuir la justice d’un pays qui vous a jugé criminel ? Et, c’est vrai dans tous les domaines, en politique, en sport, et aussi en religion, on demande de plus en plus aux personnes qui s’exposent publiquement une cohérence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font. Pour les hommes politiques, cette demande de cohérence est telle qu’elle est désormais à l’origine de nombreuses démissions. Le fait qu’aujourd’hui tout se sache, et se répercute immédiatement sur les réseaux sociaux renforce cette évolution. C’est bien là le problème : les médias se transforment en justice bis, et les réseaux sociaux en salle de prétoire, permettant à chacun, en quelque sorte, d’exercer une forme de justice parallèle. Cela me choque de voir que certains se croient permis d’interdire l’entrée au cinéma où se donne le film « J’accuse », de faire obstacle à des représentations, d’empêcher des personnes d’y aller. Que l’on décide, en conscience, de ne pas aller voir un film est une chose. Que l’on se substitue à la justice en empêchant les autres d’y aller, est autre chose. Dans une démocratie, la justice permet de prendre le recul, de ne pas agir sous l’effet de l’émotion, de pouvoir examiner froidement les tenants et aboutissants d’une faute. Au regard de la justice française, Polanski est un homme qui n’a rien à se reprocher, la plupart des faits étant de toute façon prescrits. Nous devons comme citoyens le respecter, ce qui ne nous empêche nullement, comme personnes, de le blâmer.

  • Didier Van Cauwelaert: "la bienveillance, seule réponse aux crises de la société"

    22 nov. 2019

    L’écrivain à succès Didier Van Cauwelaert, prix Goncourt en 1994, revient avec un nouveau livre, sur une thématique chère à RCF : la bienveillance.

  • Jean-François Colosimo: face aux religions, la laïcité "limite le risque de guerre civile"

    30 oct. 2019

    A l’heure d’un débat sur la laïcité à la limite de l’hystérie, retour sur l’histoire de cette notion très française avec Jean-François Colosimo.

  • Les éblouis : sortir de la maison de servitude

    19 nov. 2019

    Un jour son prof lui dit « il faut que tu trouves le clown en toi ! » Telle est une des premières scènes, heureuse et apparemment insouciante, du film de Sarah Suco, « Les Éblouis », et qui sort demain 20 novembre et servis par des acteurs épatants, dont JP. Darroussin et Camille Cottin. Voilà que ses parents se lient avec la communauté de type charismatique qui anime la paroisse où ils arrivent. La vie paraît merveilleuse. On y est solidaire, on y chante beaucoup. Tout le monde est gentil, attentionné. Peu à peu toute la famille va se trouver happée dans ce groupe et spécialement par le patron tout-puissant de la communauté, à la personnalité très trouble et en fin de compte perverse. Filmé à hauteur d’enfant, inspirée de l’histoire de la réalisatrice, le film montre les confusions malsaines, les pressions psychiques, les manœuvres tortueuses que subissent les adeptes. On entre de plain-pied dans les procédés mis en place par le « berger » : instrumentalisation de la parole de Dieu, séances de pardon forcé, d’exorcisme sauvage, souvenirs induits, privations de nourriture, sanctions disciplinaires. Dévoiement des consciences qui sont réduites à des aliénations primaires, pour faire de chaque membre, au départ juste ordinaire, un « ébloui », soumis et sans plus de personnalité. Quel vide intérieur, quelle quête d’absolu peuvent conduire des adultes à devenir disponibles à de telles manipulations ? Est-ce la trace du clown en Camille qui lui donne une lucidité pour reconnaître ce qui se passe et vouloir sauver ses frères et sœur ? Peut-être, car elle détecte ce clown piteux qu’incarne le berger qui emmène son soi-disant troupeau dans la haine du monde et de soi-même. Se réservant pour lui la pire impunité. Avec ce film, il ne s’agit pas de chasse aux sorcières. Mais d’inviter chacun à la vigilance, à l’esprit critique, à la nomination des phénomènes d’emprise et d’abus. Souvenons-nous de ce mot du Décalogue, « C’est moi le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir de la maison de servitude ». Ce n’est donc pas pour y retourner !

  • Elena Lasida: "l’avenir de l’Eglise et de la planète sont reliés"

    24 oct. 2019

    Au Vatican, le synode pour l’Amazonie, voulu par le pape François, entre dans sa dernière ligne droite avant sa conclusion.

  • Encore le voile - Edito de Mgr Benoist de Sinéty

    24 oct. 2019

    Petit rappel : en 1989, des collégiennes de Creil refusent de retirer le foulard Islamique : ce sera le début d’une succession de lois autour de la licéité des signes religieux dans l’espace public. En 1990, Pierre Joxe, alors ministre de l'Intérieur, lance le Conseil de réflexion sur l'Islam de France, chargé de présenter des propositions pour l'organisation du culte musulman. En 1999, JP Chevènement lancera une grande consultation qui aboutira en 2003 à la création du Conseil Français du Culte Musulman avec Nicolas Sarkozy. 2003, à la demande de Jacques Chirac, c’est aussi la mise en place de la commission présidée par Bernard Stasi sur la laïcité. Au sujet du voile islamique, il y a quelque chose que nous devons avoir en tête : il est impossible qu’une loi ne concerne qu’un groupe précis de citoyens. Il serait illégal dans notre pays qu’un projet par exemple concerne les seuls habitants musulmans, ou juifs ou chrétiens. La loi s’applique à tous. Toute nouvelle loi portera sur la présence et la tolérance dans l’espace public du signe religieux. Que nous le voulions ou non, les restrictions prises pour les uns le seront pour les autres. On le voit ô combien: la mise en place de ces lois, va de pair avec une régression vertigineuse de la place du religieux dans la vie publique, les entreprises, partout... Le sujet est devenu tabou. Pire, il est désormais suspect. Plus aucune place dans les médias « profanes », plus aucun représentant invité dans les débats publics : les religieux ne sont plus montrés sinon pour être moqués. Et la religion n’est plus mentionnée que de manière caricaturale. Ce qui est à redouter, c’est qu’en encourageant l’Etat à durcir le ton sur la question du foulard, nous nous laissions « corneriser » jusqu’à perdre toute visibilité. Il est temps que les religions reprennent place dans le débat public avec intelligence et goût du débat. Il est plus que temps aussi qu’aux jeunes filles qui coiffent un voile notre société propose d’autre idéal féminin que le corps dénudé. De même qu’il est urgent qu’aux jeunes gens qui rêvent de djihâd nous proposions un idéal de société autre que l’argent, le sexe et la gloire médiatique. Ne soyons pas dupes des discours qui, prétextant le combat symbolique, imposent à notre société une réalité de plus en plus areligieuse. Pour ma part, j’en suis convaincu : la seule arme qui nous assure et nous garantisse s’appelle l’Evangile. Parce qu’il est le texte qui a le plus façonné notre Histoire et influencé ce que d’aucuns appellent le récit national, il est la source où s’abreuver pour proposer aujourd’hui à notre société un avenir d’Espérance.

  • De la liberté menacée - Edito François Huguenin

    30 oct. 2019

    Sous la pression de groupuscules étudiants d’extrême gauche et LGBT, elle a été annulée par les organisateurs au motif que la « sécurité » ne pouvait être assurée. Sylviane Agacinski, femme de gauche, épouse de l’ancien premier ministre Lionel Jospin, récemment auteure dans la collection Tract chez Gallimard d’un libelle précieux, intitulé L’Homme désincarné, mettant en garde contre les dérives législatives sociétales, est donc interdite de parole. Une poignée d’agitateurs étudiants peut donc empêcher une philosophe de parler dans une université. Dans quel pays vivons-nous ? Nous ne cessons de proclamer l’importance de la liberté et en plein campus elle est bafouée. Qu’est-ce que cela nous dit de notre société ? Je ne brandirai pas les arguments de fascisme que ces mêmes étudiants aiment à renvoyer à ceux qu’ils détestent. Je ne m’abaisserai pas à ces raccourcis douteux. Mais je voudrais creuser avec vous. Comme une minorité extrêmement agissante arrive à faire voter des lois sociétales que l’opinion indifférente accepte parce qu’elle pense que « c’est le progrès », une minorité activiste au nom de ce qu’elle décrète être un progrès se permet d’interdire une prise de parole jugée réactionnaire. Ces progressistes en réalité n’ont comme horizon que l’extension indéfinie des droits de chacun à obtenir ce qu’il juge devoir obtenir. Cette conception infantile de la politique finit par l’interdiction de toute position qui s’opposerait à leurs revendications. Comme l’a bien montré l’avocat François Sureau dans son bref tract dans la même collection, Sans la liberté, la revendication infinie de droits subjectifs n’a rien à voir avec le goût de la liberté. Au contraire, aimer la liberté c’est d’abord aimer et garantir celle d’autrui, indépendamment de mes propres intérêts. Ce que cette consternante affaire nous dit c’est que notre démocratie est malade. Malade de l’inflation de la revendication de nos propres droits individuels. Mais aussi de l’oubli de la liberté, sans cesse revendiquée, de plus en plus bafouée.

  • Emmanuel Hirsch: "dans la fin de vie, ce n'est pas la fin qui compte, c'est la vie"

    7 nov. 2019

    Dans son dernier ouvrage, "La lutte, la révolte et l'espérance", Emmanuel Hirsch livre un vibrant plaidoyer sur la fin de vie, dans le cadre d'une éthique humaine et responsable.

  • Maxime Le Forestier: "aujourd’hui, je préfère tendre vers l’espérance"

    19 nov. 2019

    "Paraître ou ne pas être", c’est le titre du dernier album de Maxime Le Forestier. Un disque réalisé en famille avec son fils, Arthur.

  • Migrations: "je sentais qu’il fallait me battre toute seule" explique Irène Josiane Ngouhada

    20 nov. 2019

    Partie du Cameroun pour rejoindre l'Europe, Irène Josiane Ngouhada a vécu ce que de nombreux hommes et femmes vivent, pour tenter de construire une vie meilleure et digne.

  • Isabelle Mordant: "à Normale Sup, Thomas est un étudiant comme les autres"

    12 nov. 2019

    Isabelle Mordant est la mère de Thomas. Il a aujourd’hui 21 ans. Il termine sa thèse de maths. Le résultat d’un long combat contre le handicap, avec l’aide de ses parents.

  • RCF, c'est 300 salariés et 3.000 bénévoles

    19 nov. 2019

    Journalistes, animateurs, techniciens, producteurs... pour faire vivre une radio comme RCF, nous comptons sur nos 300 salariés et quelque 3.000 bénévoles Faites un don sur ► https://don.rcf.fr/ OU par téléphone ► au 0810 333 777 (04 237 00 74 pour la Belgique) MERCI de soutenir votre radio chrétienne #RadiodonRCF

  • Père Jean-Yves Ducourneau

    12 nov. 2019

    Chaque matin, Stéphanie Gallet reçoit une personnalité au cœur de l’actualité nationale ou internationale. Décryptage singulier de notre monde et de ses enjeux, mais aussi découverte d’un parcours, d’un engagement. Au cœur de la grande session d’information du matin, une rencontre quotidienne pour prendre de la hauteur avec bienveillance et pour donner du sens à l’information.

  • Le genre au musée - Tugdual Derville

    8 nov. 2019

    Passionné d’animaux, je suis sidéré par l’étude d’une biologiste britannique qui pointe la prédominance des mâles dans cinq grands muséums d’histoire naturelle du monde. Son équipe dit avoir recensé 2,5 millions de spécimens d’oiseaux et de mammifères, pour aboutir à un terrible verdict : quand le sexe est identifié, la surreprésentation des mâles est patente. Ils sont 60% chez les oiseaux et 52% chez les mammifères. Vous avez entendu ? 52% contre 48% de femelles ! Horreur, malheur et discrimination. Car notre docte universitaire s’érige en grande prêtresse du genre pour en appeler à la prise de conscience des naturalistes qui nous présentent ces bêtes. Elle juge que le privilège accordé aux mâles des espèces animales – pour autant qu’on puisse nommer privilège le fait d’être capturé, tué puis naturalisé – relève de "préjugés de genre". Sérieusement, si on empaille 4% de chèvres en moins que de boucs, doit-on en faire un tel fromage ? Ce qui est terrible dans cette affaire, c’est que Dame Nature, et Dieu peut-être – si d’aventure il est de la partie – semblent complices. Nombre de mâles sont affublés d’ornements qui en font des cibles plus tentantes que leurs femelles discrètes. J’ai eu la joie d’élever des faisans dorés. Entre mâle et femelle de cette espèce, il n’y a pas photo. Le premier est un feu d’artifice de couleurs à faire pâlir de jalousie sa terne femelle. La stupéfiante livrée du mâle est d’ailleurs destinée à attirer sa « belle », comme la roue du paon et tant d’autres parades nuptiales qui ravissent nos yeux, du modeste pigeon aux oiseaux de paradis. Idem chez maintes espèces animales. Du lion aux papillons, les mâles sont souvent plus spectaculaires que les femelles. Le comportement de notre chercheuse est – à mes yeux – emblématique de la paranoïa qui fausse les fameuses études de genre. Au lieu de chercher, on part d’un préjugé (l’infâme domination masculine), puis on s’acharne à le démontrer, de toute ses forces. Notre zélée dénonciatrice va jusqu’à asséner que c’est la surreprésentation des mâles blancs chez les naturalistes qui a produit la discrimination sexiste. Elle revendique un rééquilibrage. Devrions-nous créer de tristes musées des femelles bannies pour nous rééduquer ? J’aimerais plutôt encourager notre chercheuse à faire un tour à la campagne : elle découvrirait la surreprésentation… des femelles dans les basses-cours et les pâturages. Pauvres mâles ! Presque tous tués précocement. Surexposés dans les villes quand tant de femelles poursuivent leur vie aux champs !

  • L'internationale de l'ânerie - Edito Benoist de Sinéty

    7 nov. 2019

    « Sorcières de tous les pays, unissons-nous » : c’est l’appel du 4 novembre auquel, avouons-le, nul n’aurait prêté le moindre intérêt s’il n’avait été relayé par une secrétaire d’Etat en exercice et quelques figures du showbiz toujours à l’affut de parfaire leur bronzage sous les lampes des projecteurs de télé. Il faut dire que l’enjeu pour les signataires est d’importance : réhabiliter ces dizaines de milliers de femmes persécutées, exécutées, pourchassées, au long des siècles… voilà un travail à la mesure de la vie politique actuelle ! A côté de cette perspective enivrante plus rien n’a d’importance : au diable (c’est le cas de le dire) les chômeurs, les migrants, les petits, les sans-grades ! Oui, concentrons-nous et convoquons le monde sur cet objectif ultime de la conscience française : il faut réhabiliter les sorcières. Dans les heures qui suivent, une chroniqueuse dont j’ai oublié le nom jugeait utile depuis un plateau de télévision de reprocher à une mère célibataire de deux enfants et au SMIC , d’avoir mal travaillée à l’école et d’avoir fait l’erreur de divorcer. Expliquant qu’à un moment donné, il faut que les gens assument la conséquence de leurs actes… Certes, elle s’excusera quelques heures plus tard de ce dérapage très contrôlé où se révèle la beauté à venir d’une société ultra libérale. Les sorcières et le néo-paganisme qui reviennent au galop, la loi du plus fort élevée en modèle… Dans une société qui, devant les flammes de Notre-Dame, se croyait encore issue de la foi chrétienne, de la sagesse grecque et du droit romain… Et puis en vis-à-vis, il y a ce jeune afghan de 26 ans qui après huit années en Allemagne à demander en vain un droit de séjour, est arrivé en France. Chemin faisant le voici recueilli par une paroisse catholique à la frontière entre nos deux pays. Il y est si bien reçu qu’il y demande le baptême. Et le comble, figurez-vous c’est qu’il l’obtient : Dieu est décidément moins avare de donner ce qu’il a, que nombre d’entre nous de partager ce qui nous est confié ! Le voici donc, baptisé, en France, et susceptible d’en être expulsé car l’Afghanistan est désormais considéré par nos fins limiers législateurs, comme un pays sûr. Pas un d’entre eux n’y enverrait son enfant en vacances, et d’ailleurs le Quai d’Orsay continue de nous déconseiller d’y aller dépenser nos euros. Mais pour lui, pas de problème : et le fait qu’il risque de s’y faire égorger du fait de son baptême n’y change rien. L’Afghanistan est un pays tranquille où tout homme peut vivre sa foi librement… C’est quand même pas sorcier : et puis de toute façon c’est bien de sa faute, s’il ne voulait pas risquer sa vie, il n’avait qu’à pas se faire baptiser ! Il y a des jours où on aurait un peu envie de pleurer. Mais ce qui est bien, lorsqu’on croit en Jésus, c’est qu’on sait que la prière est dans ce cas le lieu où nos colères se transforment en Espérance, et que d’une manière ou d’une autre, la victoire sur le mal, et donc sur la bêtise, est toujours certaine !

  • Hommage à deux députés - Edito de Tugdual Derville

    25 oct. 2019

    Le premier des deux députés s'est exprimé en Commission : on discutait d’un amendement du Modem qui voulait dépister la trisomie 21 pour les embryons conçus in vitro. Les discours étaient intellectuels, désincarnés. Un homme lève le doigt, visage blême. C’est Marc Delatte, député La République En Marche de l’Aisne. Son langage non verbal montre qu’il va sortir de sa réserve, comme si c’était plus fort que lui… La gorge nouée, il doit plusieurs fois s’interrompre: « Moi ça me pose vraiment un cas de conscience. Parce que… (…) J’ai été pendant plus de 26 ans médecin de famille. J’ai soigné des trisomiques... Beaucoup… Et, il y a trois, quatre jours, j’ai vu une petite que j’ai soignée... Son nom… Excusez-moi pour l’émotion. Elle s’appelle Lorraine. Elle était heureuse de me voir. Elle m’a dit : « Voilà, je suis en CDI ! »… Dans quelle société on vit ? Quelle dignité ? Voilà mon sentiment. » En quelques mots, le docteur Delatte a fait basculer le débat : l’amendement eugéniste est tout juste rejeté, par 10 voix contre 8. Même le gouvernement change de ton. Quand dans l’Hémicycle arrive le même amendement, un autre élu sort à son tour du discours techniciste. Non plus cette fois comme médecin, mais comme père. Vincent Thiébaut est député du Bas-Rhin, lui aussi du parti majoritaire : « Ça va être un peu dur pour moi parce que je vais intervenir à titre personnel. Je suis papa de jumeaux, sourds profonds à l’issue d’une maladie génétique ils sont nés par FIV. » L’élu explique alors que son avis sur le tri des embryons a changé, à l’épreuve de la paternité : « Mes enfant sont absolument extraordinaires, et à travers leur handicap j’ai appris des choses extraordinaires. Ils m’ont ouvert les yeux sur des choses que je n’aurais pas pu imaginer, parce que justement ils sont différents. » Après un sanglot silencieux dont il s’excuse, le député qui dit avoir « beaucoup réfléchi » plaide pour l’accompagnement et la société inclusive contre le mythe zéro-souffrance du Meilleur des Mondes. Il conclut : « Ne jouons pas aux apprentis sorciers : la souffrance (…) fait partie de notre humanité. Et c’est ce qui a certainement transcendé notre humanité et fait ce que nous sommes aujourd’hui. » Merci Messieurs les député pour une telle sincérité ! Quand l’un des vôtres m’explique devoir faire abstraction de ses convictions personnelles (ça m’est encore arrivé lors de notre dernière audition), j’ai envie de répondre : ôtez votre costume, soyez humain, tout simplement.

  • Jérôme Garcin: "Gérard Philipe était une figure morale"

    25 nov. 2019

    Dans son dernier ouvrage, Jérôme Garcin remet aux goûts du jour la figure morale, et l’immense talent de son beau-père, Gérard Philipe.

  • La chute du mur de Berlin, "un immense élan de fraternité" pour Christine de Mazières

    8 nov. 2019

    Il y a trente ans, jour pour jour, le mur de Berlin allait tomber. A cette occasion, Stéphanie Gallet reçoit une franco-allemande, auteur de « Trois jours à Berlin » (éd. Sabine Wespieser).

  • Céline Beaujolin - "On apporte un toit et aussi du lien"

    25 oct. 2019

    Alors que l'on passe à l'heure d'hiver ce week-end, Habitat et Humanisme propose d'offrir une heure solidaire auprès des personnes mal logées

  • "Réparons l'Eglise": La Croix publie les paroles de ses lecteurs

    4 nov. 2019

    ​Comment réparer l’Église ? Au terme d’une année entachée par de nombreux scandales pour l’institution, les pistes et les idées ne manquent pas.

  • Pour la CFTC, le régime universel est plus adapté au marché actuel du travail

    28 nov. 2019

    A une semaine d’une grève contre la réforme des retraites qui s’annonce très dure, Stéphanie Gallet reçoit le nouveau président du cinquième syndicat de France.

  • Mais où est donc l'Amazonie - Edito de Véronique Margron

    29 oct. 2019

    Mais enfin, me direz-vous, en Amérique Latine, tout du long du fleuve Amazone, principalement au Brésil, mais aussi en Colombie, Équateur, Bolivie, Venezuela, et Pérou. Immense territoire de plus de 5, 5 millions de km2 qui produit 20 % de l’oxygène de la planète. L’Amazonie, où la terre meurtrie crie. L’Amazonie, où les pauvres crient aussi, eux les victimes de la prédation de la terre et de ses richesses, comme de l’avidité des hommes. L’Église en Amazonie, où il faut attendre des mois, voire des années, pour bénéficier d’une eucharistie, offrir le sacrement de réconciliation ou oindre les malades, tant les pasteurs sont rares. Amazonie alors où les communautés chrétiennes crient famine. Le texte final du synode qui s’est clôturé ce dimanche, en appelle à une Église « amazonienne, samaritaine, incarnée », selon les mots du Pacte des catacombes renouvelé quelques jours plus tôt par une partie des pères synodaux, attachés à faire valoir la voix des plus faibles. Voilà qui vient nous réjouir profondément. Mais je reviens à ma question : où est l’Amazonie vraiment. Car s’il s’agit de penser une Église incarnée, amazonienne et samaritaine, alors l’Amazonie est aussi ici. Il est alors des territoires amazoniens où les pauvres crient et des communautés humaines, chrétiennes, souffrent. Terres rurales que l’Église, dans sa structure habituelle de paroisse, ne parvient plus à habiter. Terre des quartiers « sensibles » où l’implication chrétienne a parfois fondu comme neige au soleil. Terre des périphéries de nos grandes villes, comme les 3000 migrants de la Porte de la Chapelle à Paris, ou encore tant de maisons de personnes âgées ou handicapées… Alors ce souci et cette volonté d’une Église proche, mêlée à la vie du peuple, une Église à hauteur d’hommes et de femmes, les pieds dans la terre, n’est-elle pas que pour le lointain mais bien pour nous ici aussi. « Cri d’espérance, de l’Église - disait François dans son homélie - que de savoir écouter tous les pauvres », où qu’ils soient.

  • Marc Soulé: "RCF ne vit que grâce au soutien de ses auditeurs"

    18 nov. 2019

    Comme chaque année, votre radio organise son Radio Don. A cette occasion, Stéphanie Gallet reçoit Marc Soulé, président de RCF.

  • François Clavairoly: "il est trop facile de dire que les religions sont une menace"

    15 nov. 2019

    Il y a deux jours, on commémorait les attentats du 13 novembre, leurs 131 victimes et leurs centaines de blessés. Une épreuve pour la République et les religions, estime François Clavairoly.

  • Mais pourquoi donc le pape va-t-il si souvent en Asie - Edito Isabelle de Gaulmyn

    25 nov. 2019

    Le pape est actuellement au Japon, jusqu’à mercredi. C’est son quatrième voyage en Asie : dès 2014 il est allé en Corée, puis en 2015 au Sri Lanka et Philippines, en 2017 Birmanie et Bangladesh, et 2019 donc Thaïlande et Japon. Alors que, rappelons-le, il n’est pas venu en France, ni en Allemagne ou en Espagne… On a parlé de son attachement personnel, son désir, lorsqu’il était jeune, de partir comme missionnaire au Japon. Certes, mais la vraie raison n’est pas là. L’Asie constitue un enjeu extrêmement important pour le catholicisme. Le centre de gravité de notre planète est désormais en Asie, avec le dynamisme et la montée en puissance de ce continent (Chine, Inde, Vietnam, Pakistan, Corée, etc…). Et le catholicisme ne peut passer complètement à côté, s’il veut rester une religion importante au plan mondial. Or, de ce point de vue, l’évangélisation du continent a été un échec: seule 3,2 % de la population asiatique est catholique, une toute petite minorité. Les chrétiens plus généralement, qui représentent 32 % de la population mondiale, sont seulement 7 % en Asie. À part les Philippines, la religion catholique reste une religion considérée comme européenne, ce qui n’est historiquement pas exact, car les premiers chrétiens, au Kerala et en Chine (nestoriens) sont venus avant que l’Europe ne soit chrétienne. Mais contrairement à l’Afrique ou l’Amérique, le christianisme a toujours eu du mal à s’implanter en Asie. À partir du XVe siècle, des missionnaires sont arrivés dans les bateaux des marchands portugais (le traité de Tordesillas en 1494 qui partage le monde entre zone d’influence espagnole et portugaise leur reconnaît la majeure partie du territoire). Cette évangélisation est souvent violente, ne tenant guère compte de la richesse culturelle de ces pays. Matteo Ricci, un jésuite déjà, en 1682, a échoué à faire comprendre au pape la nécessité de consentir à une forme d’inculturation, c’est la fameuse querelle des rites. En Chine, l’empereur finit par interdire cette religion à partir du XVIII e siècle. Au Japon, ce sera encore plus violent, et l’empereur décrète l’ère Edo, où le pays se ferme, de 1600 à 1868. Le christianisme a du mal à prendre, sauf pour les minorités, et durant tout le XIXe, des missionnaires seront martyrisés. Certains estiment aussi que pour le bouddhisme, (et l’hindouisme avant lui), une religion où un Dieu se fait homme est difficilement compréhensible, face à des conceptions de la transcendance où la divinité n’est pas séparée de la nature. Alors, le pape François a-t-il raison d’y croire encore ? Oui, sans doute, car le christianisme, pour minoritaire qu’il soit, fait preuve d’un beau dynamisme sur ce continent, avec évidement des situations très diverses selon les pays. Il y a autant de baptêmes chaque année en Asie qu’en Afrique aujourd’hui. Le christianisme est une religion qui a une bonne image, et très investie dans le social. À Hong Kong par exemple, dont on parle beaucoup en ce moment, les chrétiens représentent 5 % de la population de l’île mais 25 % des écoliers sont scolarisés dans un établissement catholique ! C’est encore plus vrai en Inde, où le secteur social bénéficie d’une grande présence d’Églises. Aujourd’hui, c’est en Inde que les jésuites ont le plus de séminaristes. La preuve que le catholicisme a encore son mot à dire sur ce continent, à condition qu’il sache s’imprégner de la culture de ces populations, et ne pas se présenter comme une religion importée. C’est tout le pari du pape François.

  • Droits de l’enfant: "la société fabrique en permanence de l’injustice" pour Baptiste Cohen

    21 nov. 2019

    Plus de 30 associations se sont réunies à Paris à l’occasion des 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant. Une soirée pour interpeller politiques et grand public.

  • Labourage et pâturage : la fin des mamelles de la France - Edito Mgr Benoist de Sinéty

    31 oct. 2019

    Il y a vingt ans dans un petit village du sud de l’Inde, un petit paysan me posait cette question : « combien y a-t-il de paysans en France ? » "A peine 4% des Français cultivent la terre" répondis-je A peine avais-je prononcé ces mots qu’il eut un sourire incrédule : « Mais alors comment pouvez-vous vous nourrir ? ». Je songeais à cette conversation l’autre matin en écoutant à la radio des commentaires sur les films les plus vus aujourd’hui dans notre pays. Parmi eux, le film d’Edouard Bergeon, « Au nom de la terre » a dépassé le million d’entrée et continue d’attirer un public nombreux. Il raconte la descente aux enfers d’un agriculteur poitevin, jusqu’au suicide. Un paysan se suicide chaque jour au pays dont les deux mamelles furent jadis, lorsqu’on apprenait l’histoire de France, le labourage et le pâturage. Un par jour… Au sujet du film, pour une personne qui s’est déplacée pour le voir dans les grandes villes, on compte 17 personnes dans le reste du pays. Un quota de 1 pour 17. Alors qu’un film à succès habituel voit un ratio nettement plus faible : 1 urbain pour 3 ou 5 en ruraux. Et de source fiable, les cinémas de petites et moyennes villes font encore salles combles alors que les cinémas des centres villes de grandes agglomérations l’ont déjà déprogrammé. Qu’il y ait un décalage entre urbains et ruraux dans notre pays cela ne fait aucun doute et la crise des gilets jaunes de l’an dernier l’a fortement souligné. Mais ce décalage se creuse de plus en plus. Et se transforme en ignorance. En fait, nous, gens des grosses villes, ne savons quasi rien de ceux qui labourent et moissonnent. Et ce que nous en voyons, souvent nous permet de les juger et de les critiquer avec l’arrogance de ceux qui savent et de ceux, aussi, qui possèdent. La diminution du nombre des agriculteurs, la fragilité de la condition de la plupart d’entre eux, souvent, nous nous en fichons. Cela nous parait si loin, si distant, si étrange. Autrefois gavés de subventions, les voici désormais suspectés d’empoisonner les sols. Mais nous sommes-nous une seconde posés la question du « pourquoi » ? Nous qui avons le sentiment dans les étals de nos supermarchés de pouvoir tout trouver tout le temps et à prix accessibles. Quelle conscience avons-nous de ceux qui produisent et fabriquent ? On peut toujours discourir sur le fait de verdir Paris et de planter des potagers dans les cours de nos immeubles, on peut jouer au fermier en rentrant du bureau avec un arrosoir acheté au BHV… Tout cela est certainement très sympathique et charmant. En 2016 le Pape déclarait qu'un « crime contre la nature est un crime contre nous-mêmes et un péché contre Dieu ». En cette veille de Toussaint, il est question d’un nouveau péché « contre la nature ». L’individualisme ou l'indifférence qui nous font regarder la réalité comme des spectateurs, comme sur un écran nous rend ignorant de ce qu’est la nature. Puisque la fête de tous les saints est pour chacun un appel puissant à le devenir, il nous faut donc vivre, comme nous y appelle le synode sur l’Amazonie qui vient de se conclure, une véritable conversion écologique centrée sur la responsabilité et sur une écologie intégrale qui place au centre avant tout la dignité humaine, trop souvent piétinée.

  • Au coeur du feu : la tendresse - Edito de Mgr Benoist de Sinéty

    14 nov. 2019

    Il y a quelques jours, en Mésopotamie syrienne, le Père Joseph-Ibrahim Bedoyan, prêtre arménien catholique particulièrement actif sur l’accueil et la protection des réfugiés dans son pays, était assassiné. Le même jour, trois explosions visaient des églises des environs. Je ne connaissais pas cet homme, pas plus que je ne connais la multitude de ceux qui périssent, victimes de la lâcheté des fous de Dieu sanguinaires. Mais je voudrais m’arrêter sur le prénom de ce frère : Joseph-Ibrahim. Il résume à lui seul bien des choses de notre foi : Joseph, gardien de ses frères conclut le cycle dit des Patriarches dans le livre de la Genèse, qui s’ouvre par le récit d’Ibrahim, d’Abraham, Père de tous les croyants car il fut le premier à répondre et à se mettre en route. Voilà donc de nouveau le sang d’un martyr, versé par amour pour ses frères et pour sa foi en Jésus Christ… Il y a quatre ans, j’étais alors curé de paroisse à Paris et je célébrais les obsèques de trois jeunes tombés sous les balles d’autres criminels, terroristes à l’âme noire. Nous étions tous sidérés, bouleversés : les grandes déclarations solennelles se succédaient sur l’air du « plus jamais ça ». Et puis il y en eut d’autres. En France et partout. Les gouvernements se succèdent, les chefs se succèdent, mais la bête immonde demeure et frappe. Elle frappe d’autant plus durement que nous sommes comme anesthésiés devant cette réalité : au-delà des joies éphémères et des plaisirs des sens, il y a ce combat que livre le Mal pour effrayer les hommes et les séparer de Dieu. Nous en avions évacué l’idée de nos consciences, trop heureux de jouir du monde et de ses ressources… peuples agrippés à ce que le progrès lui procure de beau et de bon et trop inquiet de tout perdre ! Chaque jour des églises sont forcées, des tabernacles parfois fracturés et le Saint Sacrement profané. Et chaque jour aussi on meurt en Syrie, en Irak ou ailleurs : ce qui est vivant dans l’Eglise est par nature ce qu’il faut mettre à terre. Un prêtre ou des baptisés qui refusent la logique de la guerre et qui veulent prendre soin du prochain et restaurer l’Espérance, la présence humble et enfouie de l’hostie dans le tabernacle : autant de menaces pour ceux qui ne rêvent que de sang et de larmes. La seule résistance, ou plutôt la seule manière de témoigner de ce que la Vie doit être, c’est donc pour nous de continuer l’œuvre combattue et d’être dans le monde ceux qui sont frères de tous, porteurs pour eux de la nourriture véritable, gage de la Vie sans fin. Cela va peut-être vous paraitre incongru mais il y a cette chanson de Marie Laforêt, disparue récemment, et qui pourrait, pourquoi pas ?, nous inspirer dans les choix de ce jour : choisir d’aimer, et de se laisser aimer, tout simplement…

  • Le pape et la bombe - Edito François Huguenin

    27 nov. 2019

    Cette prise de position du pape va plus loin que la parole habituelle de l’Église, mais ne saurait complètement surprendre. D'une part parce que la dissuasion nucléaire vient menacer dans un même geste les forces combattantes et les populations civiles, ce qui est assurément contraire au droit de la guerre. D’autre part, la menace nucléaire est en soi une réponse disproportionnée par rapport à un acte d’agression, en contradiction avec ce que l'Église a toujours prôné dans la théorie de la guerre juste. Les spécialistes ont beau jeu de rappeler que les doctrine de la dissuasion nucléaire ont évolué, passant de la théorie des représailles massives à celle de la riposte graduée qui préconise un emploi progressif de l’arme nucléaire. On peut pourtant être sceptique sur la véritable graduation de cette menace. D’autant qu’il paraît impossible de l’utiliser sans que les populations civiles en soient les principales victimes. Reste un argument beaucoup plus difficile à contrer par les temps qui courent : celui de l'inquiétude de voir des pays liés au terrorisme islamiste posséder l'arme nucléaire. De ce fait, le désarmement semble aujourd'hui difficilement envisageable pour des pays comme les États-Unis, la Russie ou la France. Il faut remettre les propos du pape dans leur contexte et pour ce qu'ils sont. Jamais un pape ne pourra se substituer au pouvoir souverain des États. Ce serait une confusion théologico-politique insupportable. Les propos du pape François ne sont donc pas normatifs, y compris pour des catholiques. Mais ils ne sont pas non plus à considérer comme des paroles pieuses sans aucune valeur. Le pape incite les dirigeants du monde entier à abandonner les armes nucléaires dans un processus de concertation mondiale. Ce discours prophétique a deux vertus : non seulement, il rappelle le cap qui est celui de la paix mais en plus il fournit la méthode, la concertation. C'est maintenant aux pouvoirs politiques de jouer, dans leur propre domaine de responsabilité, en laissant éclairer leur conscience par la voix singulière du premier des catholiques.

  • Retour sur l'affaire Dreyfus - Edito François Huguenin

    13 nov. 2019

    Le film est au demeurant centré sur la figure du colonel Picquart, personnage clef dans la réhabilitation de l’infortuné Dreyfus qui avait été condamné fin 1894 pour avoir transmis des informations secrètes à l’Allemagne. Il nous plonge dans les mœurs antisémites de toute une époque, et notamment d’une armée qui a voulu préserver son intérêt au détriment de la justice et de la vérité. Volontiers antisémite par tradition (on frémit de prononcer ces mots), l’armée a trouvé en Dreyfus un coupable parfait et Picquart lui-même, lors de la condamnation de Dreyfus, trouvait naturel qu’un traître à la patrie fût juif. La force du film est de montrer comment un homme qui n’était pas indemne de ces préjugés, devant la réalité, a su faire face à ce que l’on n’appelait pas encore l’omerta. Quand il découvre les indices de la culpabilité du commandant Esterhazy, notamment ce fameux « petit bleu » dont l’écriture était la même que celle du bordereau qui avait fait accuser Dreyfus, Picquart informe sa hiérarchie qui lui demande d’oublier Dreyfus. L’armée refuse alors de reconnaître au grand jour qu’elle a fait accuser un innocent et s’enlise dans le mensonge. Dans la ligne de quelques grands dreyfusards comme Péguy ou Bernard Lazare, se refusant à faire de leur engagement un outil de combat antimilitariste, Picquart croit que la vérité et la justice dépassent tout esprit de corps, et qu’il s’agit de l’honneur de la France, mais aussi de celui de l’armée. Contre le système, un homme se lève, à ses risques et périls et dit non. Ce refus du mensonge, cette volonté de faire la lumière sur ce qui abîme ce qui nous est le plus cher me fait songer à un autre corps malade, aujourd’hui. Il s’agit de notre Église, engluée dans l’abomination des abus spirituels et sexuels que beaucoup, clercs ou laïcs, ont cru protéger en gardant le silence. L’histoire dira que ceux qui ont parlé, qui ont d’abord songé à la défense des victimes et au triomphe de la vérité, qui sont souvent restés envers et contre tout dans le navire qui menaçait de couler, lui ont évité le déshonneur et l’effondrement complet. Pour cela, nous pouvons leur manifester notre admiration et notre gratitude.

  • "Debout les morts" - Edito de Mgr Benoist de Sinéty

    28 nov. 2019

    « A ces héros tombés pour notre pays, nous devons tous notre infinie gratitude » déclarait aussitôt le Premier Ministre. En ce lundi, ils sont treize à avoir perdu la vie dans une région que tous ignoraient et dont le nom désormais résonnera pour leurs familles de ces trois syllabes lugubres : Liptako, au Mali. Là sévissent des criminels qui sont entrés en guerre contre tout ce qui n’est pas eux. Depuis sept ans nos armées envoient dans cette région, Mali, Niger, Burkina, des milliers de soldats auxquels on demande l’impossible et qui acceptent de le faire avec courage et vaillance. Au risque de mourir. Il y aura un hommage national, des minutes de silence, il y aura des discours et bien des commentaires. Treize vies d’hommes : au choc de la nouvelle succèderont les bavardages habituels. Avant qu’un match de football ou un fait divers crapuleux nous entrainent collectivement dans une nouvelle période d’aphasie. Soldat : il est des professions qui portent en elles une forme de transcendance. Ainsi en est-il aussi du paysan, de l’instituteur, de l’infirmière... Des métiers de toujours qui se teintent, dans le modernisme furieux de l’époque, d’une certaine désuétude. Et ce n’est pas pour rien qu’on y attache aussi, souvent, l’idée de « vocation » : servir son pays, servir sa terre, servir ses concitoyens… Petit-fils d’officier, témoin dans ma famille, mes amis et chez de nombreux étudiants dont je fus l’aumônier de l’élan qui habite le cœur de celui qui se destine à cette carrière et qui y entre enfin, je ne peux que rendre grâce pour la générosité que l’Esprit Saint dépose dans les cœurs de ceux-ci, et prier pour les morts en confiant leurs proches à la tendresse de Dieu. Mais ces vocations ne sont-elles pas aussi germes d’Espérance ? « Debout les morts ! » cet appel qui éclata au cœur des batailles de la Meuse en 1915 pour galvaniser des hommes encerclés par l’ennemi, vient une nouvelle fois affronter les peurs du repli dans lequel trop de nos contemporains gisent aujourd’hui. « Debout les morts ! » car s’il en est qui meurent pour nous, c’est que nous avons quelque chose à vivre. « Debout les morts ! » car ce que démontrent les hommes qui tombent dans le feu de la guerre, c’est que la vie à un prix. Nous ne sommes pas créés pour vivre, vautrés dans nos canapés, à ressasser nos problèmes et égrener nos regrets. Nous sommes créés pour vivre debout, ensemble, emplis de désirs et d’ambitions. Non pas pour nous-mêmes mais pour autrui. Les sables du Mali aveuglent-ils à ce point nos mémoires ? Obscurcissent-ils notre vision du jour qui vient ? Entendrons-nous le murmure du vent qui porte, tel un souffle, l’appel à nous relever et à bâtir un monde de justice et de paix ?

  • Christophe Deltombe (Cimade): "la pression migratoire a chuté en Europe"

    6 nov. 2019

    Emmanuel Macron organise mercredi 6 novembre un conseil interministériel consacré à l’immigration.

  • Léo Carruthers: "le Seigneur des Anneaux est une sorte d’Evangile"

    27 nov. 2019

    Une exposition inédite sur l’auteur du Seigneur des Anneaux se tient actuellement à la Bibliothèque Nationale de France. L’occasion de se pencher sur la foi de Tolkien.

  • Trois femmes chrétiennes de Marseille

    4 nov. 2019

    Demain mardi, s’ouvre à Lourdes l’Assemblée plénière des évêques, où, pour la première fois sont invités des non-évêques: chaque évêque doit en effet venir avec deux représentants, des laïcs, ou des religieux ou religieuses. Cela va donc représenter près de 200 personnes, parmi lesquelles il y aura, semble-t-il, de nombreuses femmes, signe du rôle croissant qu’elles prennent aujourd’hui dans la vie quotidienne de l’Eglise. On sait qu’environ 12.000 laïcs sont employés (à titre bénévole ou non) par les diocèses, dont plus de 90% des femmes. Reconnaître ainsi le rôle de ces femmes, et renvoyer au passage une image moins masculine de l’Eglise est une initiative réjouissante. Tout comme la demande du synode de l’Amazonie de créer des « ministères » (c’est-à-dire des responsabilités) pour les femmes, et de revoir la question du diaconat féminin. J’ai eu l’occasion dans une chronique pour la Croix l’Hebdo d’écrire que je trouvais cela plutôt réconfortant que l’Eglise catholique songe enfin à donner une plus grande visibilité à toutes ces femmes, qui au passage n’ont pas attendu de voir leur rôle officiellement reconnu pour donner de leur temps dans la vie de l’Eglise. Mais il s’est trouvé quelques esprits un peu grincheux, pour me reprocher cet enthousiasme. Selon eux, je serais une dangereuse féministe, trop encline à écouter la mode de son époque et le fameux paritarisme, et donc peu respectueuse de la grande tradition de l’Eglise, qui n’a jamais, disent ces personnes, reconnu pour les femmes un rôle officiel. J’en étais à méditer ces critiques, quand, au cours de mon week-end de La Toussaint, je suis allée visiter à Marseille l’abbaye Saint Victor. C’est un magnifique monument, abbaye fondée au Ve siècle par saint Cassien, qui domine le vieux port avec sa silhouette semblable à un château fortifié du Moyen-âge. La crypte, du Ve siècle, est restée en l’état, avec tout un cimetière des premières communautés chrétiennes marseillaise. Et me voici donc, sous la terre, dans cette crypte, à remonter le temps du début du christianisme sur les rives de la méditerranée, quand mon œil fut attiré par trois magnifiques épitaphes, gravés sur des tombes datant du V et VIe siècle. Trois épitaphes, signe d’une déférence extrême, pour trois femmes justement, premières chrétiennes de Marseille, qui ont suffisamment marqué leur époque pour que leur communauté ait demandé que leur souvenir soit conservé, au-delà de leur mort. Je m’approche de plus près, et découvre d’abord l’existence d’une Tilisola, mère abbesse du VIIe siècle, que l’on nous demande de ne pas oublier. A ses côtés, Eusebia, elle aussi abbesse d’une autre abbaye, et qui, est-il écrit, « a soutenu par sa vie et ses actes la gloire du nom de notre Seigneur ». La troisième dame est la « noble Eugenia », elle aussi chrétienne au VI e siècle, issue d’un sang illustre, nous apprend l’épitaphe, qui en fait même un charmant poème : " joyeuse et empressée, elle courait rassasier les affamés, tant elle avait faim de tes festins, O Paradis, mais aussi les captifs, au prix de sa fortune, elle les délivrait de leurs chaînes iniques, et ceux qui avaient été chassées de leur terre, elle les rendait à leur famille. Bien que gisant dans sa tombe, elle est vivante par ses mérites " conclue notre poète anonyme… S’agirait-il là, derrière ces épitaphes, de la main terrible d’une féministe invétérée de l’époque, une sorte de comité de la jupe des premiers siècles ? Non, c’est simplement raconté ici, sur ces vieilles pierres, la vie des premières communautés chrétiennes, où les femmes jouaient un rôle non négligeable dans la transmission de la foi, un rôle semble-t-il bien reconnu par leurs coreligionnaires de sexe masculin… Ces trois femmes, Tilisola, Eusebia, et Eugenia, dont nous avons là le touchant témoignage de foi, m’ont fait penser à un autre progressiste dangereux, le pape Benoît XVI lui-même, qui, le 14 février 2007, lors d’une audience place Saint Pierre, consacrait un long développement aux premières chrétiennes, celles notamment dont les Actes des Apôtres révèlent l’existence, expliquant « que l’histoire du christianisme aurait eu un développement bien différent si il n’y avait eu le généreux apport de nombreuses femmes ». « Au premiers temps de l’Eglise, la présence des femmes dans l’Eglise était tout sauf secondaire » poursuivait le pape. Aux premiers temps, donc… De quoi donner le sentiment, parfois, que l’Histoire marche à reculons….

  • Bouffonnerie Culturelle - Edito Tugdual Derville

    22 nov. 2019

    Aujourd'hui, je décerne la palme de la bouffonnerie à une vidéo d'une radio du service public qui tranche avec la qualité habituelle de cette radio. La séquence se veut pédagogique. Elle est bien faite. Un archéologue explique que la statuaire grecque antique était polychrome – ce que je n’ignorais pas – mais surtout que toute une idéologie raciste tend à le dissimuler. Et là, il faut le voir pour le croire. Car la dénonciation de l’idéologie suprématiste blanche qui aurait dévoyé toute l’histoire de l’art, et l’art lui-même, s’effectue par un montage des plus fascinants. Philippe Jockey, archéologue de l’école d’Athènes, ayant noté que la blancheur des statues de nos musées ne reflète pas leurs couleurs d’origine, prouvées par la science, une voix off, féminine, l’explique : « C’est le résultat de 2000 ans d’une histoire réactionnaire qui place le blanc au cœur de ses valeurs et rejette l’impur, le bigarré, le métissage des couleurs ». Notre archéologue fait à son tour le grand écart : « C’est un rejet de l’autre que l’on voit apparaître dès les textes de Pline l’Ancien, jusqu’aux pires excès de la seconde guerre mondiale ». La voix off en remet une couche, désignant, entre les Romains et les fascistes, les coupables : « Avec les premiers chrétiens, le paganisme coloré est rejeté au profit de la blancheur, associée au sacrée et à l’innocence ». Paf ! Un peu plus loin on entend, preuve par l’image : « Dans les années 30, l’idéologie de la blancheur se radicalise encore quand l’écrivain xénophobe Charles Maurras fait « l’éloge de la blanche Athènes » posant ainsi un jalon dans l’exaltation antique, reprise par les régimes fascistes et nazis. » La musique se fait menaçante. L’archéologue confirme que « le mythe de l’homme supérieur, de l’arien » s’appuie sur « cette idéologie blanche », qui domine l’histoire de l’art. Enfin vient la période salvatrice : « Avec 1968, on commence à prendre en compte les couleurs grâces aux techniques d’investigation et au grand retournement culturel. » L’archéologue le souligne : c’est la « révolution militante » qui a permis d’affirmer la polychromie grecque « refusée depuis des siècles. » Que répondre à un tel salmigondis idéologique ? Deux choses : d’abord qu’on fait ici l’impasse sur le bronze, matériau noble – et par essence bronzé – des sculpteurs depuis des millénaires ensuite que notre archéologue aurait tout de même pu mettre une chemise de couleur. La blancheur de celle qu’il porte confirme qu’il est lui-même inféodé à l’idéologie qu’il prétend dénoncer.

  • MacDo ou le triomphe des tartuffes - Edito de François Huguenin

    6 nov. 2019

    Dimanche dernier (remarquez que le repos dominical ne concerne pas les managers de la célèbre entreprise de restauration rapide), McDonald’s a décidé de licencier son directeur général pour avoir entretenu une liaison avec un membre du personnel. L’intéressé a reconnu avoir commis une erreur de jugement en infraction avec le règlement et les valeurs de l’entreprise. On ne sait pas si l’heureux élu était un homme ou une femme, mais cette relation est considérée comme consentie. On n’est donc pas, semble-t-il, dans le cadre d’un abus de pouvoir. Évitons toute méprise. Selon un adage bien connu mais que je n’oserais citer à cette chaste antenne, il est préférable de ne pas mêler le sexe et le travail. Mais enfin, quand il n’y a ni infraction à la loi ni confusion entre la vie privée et la vie professionnelle, on peut se demander en vertu de quoi l’employeur peut s’autoriser à émettre une telle sanction. D’autant qu’en ce qui concerne McDonald, les histoires sentimentales de leurs dirigeants sont bien le moindre des problèmes éthiques posés par l’entreprise. Car McDonald c’est le roi de la malbouffe, avec des scandales sanitaires récurrents et la mondialisation d’un mode de consommation antiécologique : produits dont le transport fait exploser l’indice carbone, qui sont tirés d’un élevage et d’une culture industriels qui font frémir (regardez comment sont fabriqués les nuggets de poulet, c’est à devenir vegan) et qui sont emballés dans des barquettes plastiques jetables. Mais McDonald c’est aussi le triomphe de l’impérialisme américain, notamment linguistique, de la pollution visuelle (quelle laideur que celle de ces façades !) et un modèle social déplorable qui a reçu un nom en anglais : le McJob est devenu le mot qui veut dire boulot difficile et mal payé. Sans parler de l’optimisation fiscale qui lèse notamment les États européens. En licenciant son directeur général pour une raison si futile, McDonald veut sans doute nous faire croire à peu de frais que c’est une entreprise éthique. Un tel comportement de Tartuffe est un parfait mélange du puritanisme américain et du cynisme du capitalisme sauvage. Une raison de plus, s’il en était besoin, pour ne plus franchir la porte de cette enseigne. Et si à midi, chère Stéphanie, on se prenait une bonne entrecôte de l’Aubrac bien persillée avec des frites maison ?

  • Comment Françoise Dolto a changé nos rapports aux enfants

    29 nov. 2019

    Hommage à Françoise Dolto, qui fit avancer à pas de géant la cause des enfants et des adolescents, en les considérants comme des sujets. Une première pour un médecin, à son époque.

  • Si on reprenait les choses à la base - Edito François Huguenin

    20 nov. 2019

    Alors que l’ancien ministre Pierre Joxe assignait l’écrivain Ariane Fornia en diffamation pour avoir écrit sur son blog qu’elle avait été victime d’agression sexuelle de la part d'un homme politique, puis pour avoir son nom à l'Express, une plainte déposée par une ancienne assistante de vie de l’épouse de l’ancien ministre vient renforcer le malaise autour de cette histoire. Pierre Joxe est présumé innocent, disons-le comme un fait indiscutable, mais nous pouvons tout aussi indiscutablement vouloir croire le témoignage de ces deux femmes. Ce n’est pas sur le domaine de la présomption d’innocence que je voudrais revenir, mais plutôt sur ce que ces affaires d’agressions sexuelles sur les femmes disent de notre société. Souvent, trop souvent, elles sont le corollaire d’un abus de pouvoir. Un sentiment de domination permet à un homme en position d’autorité de laisser traîner ses mains sur les fesses d’une femme, ou de la harceler de propositions aussi insistantes que suggestives. Ce sentiment d’impunité est hélas parfois, et trop souvent, lié à la puissance que confère l’argent. Quelques billets permettent en une brève et glauque transaction d’acheter des services sexuels à des femmes qui, du fait des circonstances de la vie, se trouvent en situation de prostitution. On nous dira que les choses changent parce que les jeunes générations sont moins enfermées dans des préjugés machistes et que les pères n’emmènent plus leurs fils au bordel comme cela se faisait naguère. C’est vrai et c’est heureux. Mais il y a pire : l’invasion d’une pornographie de plus en plus décomplexée et agressive où des femmes, pas les femmes de façon abstraite, mais des femmes réelles, sont traitées en objet devant une caméra. Cette pornographie en accès libre qui touche les adolescents et les enfants fait croire que la brutalité et l’obscénité des scènes sexuelles est le reflet de la vraie vie. Les pratiques des jeunes en sont hélas profondément modifiées et des collégiennes subissent aujourd’hui en nombre des outrages que certaines prostituées n’accepteraient pas. Si nous ne voulons pas que, dans les années à venir, les agressions sexuelles, les viols conjugaux et les crises de couple ne croissent en flèche, nous devons impérativement rappeler dans les familles et à l’école que la sexualité sans amour est une instrumentalisation de l’autre et souvent une violence. La sexualité se conjugue avec délicatesse, respect et dignité. Il est urgent de porter ce discours haut et fort ou bientôt il sera trop tard.

  • A quoi sert la parole ? - Edito Mgr Benoist de Sinéty

    21 nov. 2019

    « Ne parle pas à tort et à travers ! » quel adulte oserait encore mettre en garde l’enfant bavard tant le fond de nos vies est devenu sonore ? « Le silence est d’or, la parole est d’argent » : jadis, dans les cours de récréation, nous nous provoquions parfois à ne pas trop parler. Et nous rentrions chez nous, sans musique ni radio, les oreilles à tout vent, libres de saisir les bruits qui jaillissaient, attentives à ce que nos imaginations faisaient éclore comme poésie simple et douce. Nous avons appris à parler, à permettre que nos balbutiements, nos borborygmes de nourrissons se transforment en syllabes et en grammaire. Mais avons-nous appris à écouter ? A nous taire pour écouter ? Parvenons-nous à entendre aux appels qui nous sont lancés ? Ces deux mots notamment que nos frères, trop nombreux, murmurent au bout de leurs forces : « au secours »… Au-secours : ils dorment dans nos rues ces enfants parfois si jeunes, et ils meurent doucement dans le froid de nos désinvoltures. Au-secours : comme ce bébé d’un jour mort en Seine Saint Denis, c’était le 25 mars dernier, fête de l’Annonciation. Au-secours : disent les médecins qui n’en peuvent plus de laisser repartir à la rue après les avoir gardé le plus longtemps possible de jeunes mamans qui viennent de donner la vie. Au-secours : disent les bénévoles et salariés qui cherchent en vain jour et nuit un refuge aux milliers de personnes qui chaque nuit en France dorment sans toit. Au-secours : dehors, l’hiver vient. Le week-end dernier, avec près de 1500 personnes le pèlerinage Fratello célébrait à Lourdes la Journées Mondiale des pauvres instituée par le Pape il y a trois ans. A chacun, François a rappelé combien l’Eglise avait besoin des pauvres car ils sont les meilleurs témoins de l’Evangile du Christ. Ils doivent en être les Apôtres. Comprenons-nous cela : le pauvre ne nous est pas d’abord confié pour que nous lui fassions simplement du bien. Il nous est proposé comme frère pour que nous contemplions en lui le visage du Christ et comprenions que nos vies sont faites pour l’Amour. Le pauvre est celui qui sait que le seul lieu de son salut est dans le Nom du Seigneur. En laissant se perdre le cri du pauvre dans nos villes et nos campagnes, c’est l’appel de l’Evangile à la conversion que nous laissons mourir. Apprenons à le reconnaitre, cet appel, afin que nos paroles et nos actes s’unifient enfin et qu’en nous, par nous, l’Amour établisse un peu plus son règne.

  • Barbara Cassin, l'Académicienne qui créer des ponts entre les langues

    26 nov. 2019

    Le 17 octobre dernier, Barbara Cassin était reçue à l’Académie française. Sur son épée d’académicienne, une devise : "plus d’une langue".

  • Soutenez le développement numérique de RCF !

    20 nov. 2019

    RCF s'écoute sur internet, sur l'appli RCF ou via le DAB +. Les nouvelles technologies nous permettent de rejoindre un public toujours plus large. Soutenez le déploiement de RCF ! Faites un don sur ► https://don.rcf.fr/ OU par téléphone ► au 0810 333 777 (04 237 00 74 pour la Belgique) MERCI de soutenir votre radio chrétienne #RadiodonRCF

  • Quand RCF vous fait vivre de grands événements...

    21 nov. 2019

    En plus de notre programmation quotidienne, RCF se mobilise autour de grands événements : cette année, vous avez fêté Noël à Trèbes aux côtés des sinistrés de l'Aude, on vous a fait vivre les JMJ depuis le Panama, vous avez vécu la Semaine sainte et fêté Pâques avec la communauté de Taizé... Envoyer des équipes sur place et prévoir une programmation spéciale, cela a un coût : nous sollicitons votre aide pour pouvoir continuer d'assurer notre mission de radio chrétienne. Faites un don sur ► https://don.rcf.fr/ OU par téléphone ► au 0810 333 777 (04 237 00 74 pour la Belgique) MERCI de soutenir votre radio chrétienne #RadiodonRCF

  • Studios, casques, micros, émetteurs... tout cela a un coût !

    18 nov. 2019

    Pour faire fonctionner notre radio, nous avons besoin de studios, de casques, de micros et d'émetteurs... Tout cela a un coût ! Faites un don sur ► https://don.rcf.fr/ OU par téléphone ► au 0810 333 777 (04 237 00 74 pour la Belgique) MERCI de soutenir votre radio chrétienne #RadiodonRCF

  • Sur 10 auditeurs, 1 seul donne à RCF

    22 nov. 2019

    Soutenir RCF c'est lui permettre de diffuser une parole d'espérance chrétienne au plus grand nombre. RCF vit de vos dons. Or, seulement 1 auditeur sur 10 donne à RCF ! Faites un don sur ► https://don.rcf.fr/ OU par téléphone ► au 0810 333 777 (04 237 00 74 pour la Belgique) MERCI de soutenir votre radio chrétienne #RadiodonRCF

  • Lourdes pour les pauvres et les petits - Edito de Tugdual Derville

    15 nov. 2019

    J’ai été invité au récent pèlerinage à Lourdes de l’association A Bras Ouverts, fondée avec des amis en 1986. Nous nous sommes retrouvés venus de toute la France pour célébrer l’anniversaire de la consécration de l’association. J’ai vécu ces trois jours avec ma femme parmi 640 jeunes amis, avec ou sans handicap. Se sont succédés célébrations, ateliers, procession, apéritifs géants... Il y eut aussi la surprise : un récital des chanteurs professionnels de la comédie Bernadette. A la fin du spectacle, tous ont repris le chant et la chorégraphie inventée pour l’occasion par trois jeunes accompagnateurs (c’est ainsi qu’on nomme les volontaires d’A Bras Ouverts). Les « pros » ont avoué n’avoir jamais vécu pareil final, entourés par des dizaines de jeunes porteurs de trisomie 21 dont on connaît la spontanéité et le sens de la fête. Tout le monde dansait, sans crainte d’être jugé ou moqué. Pareille joie au cœur de l’épreuve (car il ne s’agit pas de nier l’épreuve du handicap) est la marque d’A Bras Ouverts. A chaque messe, parmi la quinzaine de servants d’autel vêtus de blanc, ceux qui ont un handicap ne se distinguent pas de ceux qui n’en n’ont pas. Les lecteurs sont pour la plupart des jeunes porteurs de trisomie ou d’un handicap psychique. Les participants aux processions des offrandes ou à la cérémonie de consécration, avec ou sans fauteuil roulant, jubilent sous les bannières des 28 groupes de l’association. Elle repose sur le « binômage » de chaque volontaire avec un jeune porteur de handicap. Certains déambulent sans arrêt, suivis par leur accompagnateur, d’autres gémissent ou crient de façon intempestive… Cet innocent brouhaha fait goûter la ferveur, la communion des cœurs, les expressions de tendresse ou de compassion où tous trouvent de la consolation, autant les pèlerins dits valides que ceux qu’on dit handicapés. Le dimanche, la tempête a interdit le départ de notre TGV spécial pendant plusieurs heures, avec un plus grand retard encore à l’arrivée. Eh bien, il fallait voir la fête se prolongeant sur le quai en chanson : « T’as pas perdu ta bonne humeur ! » Le contrôleur en fut estomaqué. Après s’être faufilé sous les guirlandes qui barraient la rame, il a pris le micro pour s’adresser à tous : « Bravo pour votre belle philosophie ! » On frisait l’entorse à la laïcité. Saluons les pèlerins de Fratello, en situation de précarité ou d’exclusion, croisés hier Gare Montparnasse en partance, à leur tour, pour Lourdes et la 3 èmeJournée mondiale des Pauvres. Ce lieu est vraiment leur paradis.

  • Pierre Tapie: "l'échec scolaire et les difficultés sociales ne sont pas sans liens"

    14 nov. 2019

    Les États généraux de l’éducation ont été lancés au CESE mercredi 13 novembre dernier à l’initiative du think tank "Vers le haut".

  • Héroïsme et banalité du bien - Edito Tugdual Derville

    29 nov. 2019

    Je veux prolonger l’hommage que Monseigneur de Sinety a rendu hier aux treize militaires français morts lundi au Mali lors de la collision entre deux hélicoptères qui poursuivaient des terroristes. Six officiers, six sous-officiers et un caporal-chef ont donc été emportés vers l’au-delà où toute hiérarchie s’efface devant celle de l’amour. Prenons la mesure de la peine de ceux qui les aimaient. Je pense bien sûr à leurs compagnes, mais aussi à neuf enfants soudain orphelins de père, dont un non encore né. Et l’on sait combien la perte d’un compagnon bienaimé peut toucher l’enfant d’une femme enceinte. Comme lors de précédents deuils, une chose m’a frappé : la tonalité paisible des paroles publiques des proches des soldats disparus – parents, conjoints, frères ou sœurs, camarades. Cette paix tranche avec le ton de proches d’autres victimes du terrorisme. Les familles de soldats ont intégré par avance la possibilité et le sens du sacrifice ultime. L’un des treize, légionnaire né Bogota, s’était engagé dans l’armée pour – expliquent ses parents adoptifs – « rendre à la France ce qu’elle lui avait donné ». Originaire de Colombie, il est donc mort au Mali, pour la France. Pour notre liberté. Le président de la République a aussitôt loué « treize héros ». Un journaliste spécialisé dans la défense s’est demandé en quoi un accident pouvait relever de l’héroïsme. On lui a rétorqué qu’une mission de combat de nuit, à basse altitude et haute vitesse, pour une noble cause, est en elle-même héroïque. En réalité, tout l’engagement anti-terroriste de terrain de nos forces militaires mérite ce qualificatif, même quand la mort n’en est pas le prix. Et si l’héroïsme était un appel intérieur à tout être humain ? Face à son assassin, l’abbé Hamel, humble prêtre âgé, a nommé devant son meurtrier le mal personnifié. Héroïque ! Héroïque aussi le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame mort pour s’être substitué à un otage à Trèbes. Héroïque donc tout militaire qui consent à risquer sa vie pour les missions qui lui sont confiées. Héroïque, chaque mère qui se dévoue nuit et jour pour son petit enfant et se donne sans compter. Héroïques, chaque père, chaque soignant, chaque mourant qui nous édifie. Je vois – chez ces hommes destinés à nous protéger – le signe que l’héroïsme est notre appel commun : si je suis capable du pire, je suis aussi capable du meilleur. La plus belle réponse à la banalité du mal, révélée par Hannah Arendt, c’est la banalité du bien. Donner sa vie pour ses amis, il n’y a pas de plus grand amour.

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