Paiement sans contact : outil de digitalisation des entreprises

par Pauline Millecamps, B-Reputation

9 juin 2017

Paiement sans contact : outil de digitalisation des entreprises

Si le paiement par carte bancaire est devenu le moyen de paiement préféré des Français, une nouvelle fonctionnalité, apparue en France il y a quelques années, séduit de plus en plus de consommateurs : le paiement sans contact. Rapidité, simplicité, efficacité, sécurité… Autant d’avantages qui ont converti aujourd’hui plus de 500 000 commerçants à adopter ce mode de paiement, qui connaît une forte croissance annuelle (+158% en 2015). En réduisant la transaction à un simple geste de quelques secondes, le paiement sans contact est au cœur d’un nouveau mode d’interaction avec les consommateurs, en optimisant leur expérience et en renforçant la relation client. Comment expliquer l’importance de ce nouveau mode de paiement ?

Paiement sans contact : comment ça marche ?

Que ce soit avec une carte bancaire dite « duale » (avec et sans contact) ou avec un smartphone, le paiement sans contact permet aux clients, grâce à la technique NFC (Near Field Contact) de régler leurs achats d’un montant inférieur à 20€ (30€ d’ici fin 2018) en seulement quelques secondes. Il suffit de poser sa carte sur le terminal de paiement, jusqu’à ce que les 4 diodes présentes sur la machine s’allument, pour conclure la transaction. Plus besoin, donc, de saisir son code confidentiel pour régler ses petits achats. Toutefois, pour une question de sécurité, le terminal réclame parfois, de manière aléatoire, le code confidentiel, même pour un paiement n’excédant pas 20€.
À la manière d’un paiement classique, le commerçant, équipé d’un terminal de paiement sans contact, inscrit le montant de la transaction sur l’appareil et laisse le client y poser sa carte. Ce mode de paiement présente les mêmes garanties de règlement que ceux effectués avec contact. Presque toutes les cartes, qu’elles soient françaises ou étrangères, sont désormais dotées de cette fonctionnalité. Le commerçant est libre de fixer un seuil à partir duquel le paiement sans contact est autorisé, mais, les clients étant assez exigeants sur les possibilités de paiement par carte, il est fortement conseillé de placer ce seuil le plus bas possible pour faciliter les achats quotidiens (restauration, épicerie…)
Si vous avez adopté ce mode de paiement, contactez votre banque pour obtenir les logos signalétiques à placer sur votre devanture et au niveau du point d’encaissement, afin d’informer vos clients des possibilités de règlements que propose votre magasin.

Améliorer l’expérience client grâce au paiement sans contact

  • Le paiement sans contact permet d’abord un gain de temps considérable, autant pour le client que pour vous. En résulte une augmentation du nombre de transactions et donc des revenus. Si, lors des pics d’affluence, certains clients, faute de temps, renoncent à faire la file d’attente, il est certain que le paiement sans contact améliorera la satisfaction client en simplifiant et en accélérant la démarche.
  • Outre la simplicité de la mise en place d’un terminal de paiement sans contact, la gestion de la caisse s’en trouve également facilitée : comme pour les paiements avec contact, il suffit d’une simple télétransmission vers le compte de votre entreprise, ce qui réduit de fait le risque d’erreur de caisse. Avec une faible quantité d’argent au point d’encaissement, le paiement sans contact minimise également les risques de vol auxquels les commerçants peuvent être exposés.
  • Le paiement sans contact fait aujourd’hui parti des attentes du client, même pour des faibles paniers. Plus de la moitié des Français ont déjà renoncé à un achat lorsqu’ils n’avaient pas la possibilité de payer par carte bancaire. Les commerçants munis d’un terminal de paiement sans contact bénéficient donc d’un avantage concurrentiel non négligeable, d’autant plus s’ils fixent le seuil minimum de paiement à 1€.
  • Enfin, la somme des dépenses en sans contact est généralement plus élevée par rapport à la somme de celles en espèces, ce qui génère des revenus plus importants.

Quelles sont les limites du "sans contact" ?

Si le paiement sans contact fait beaucoup d’adeptes, certains utilisateurs, qui craignent pour la sécurité de leur compte, y sont encore réticents.

  • En cas de vol de carte bancaire ou de téléphone, le propriétaire s’expose à des risques de paiements frauduleux, le code confidentiel n’étant pas toujours nécessaire lors de la transaction. C’est pour cette raison que le montant maximum est limité à 20€ par transaction et entre 50 et 100€ de paiements consécutifs sans contact, selon les banques.
  • Aussi, certains malfaiteurs se munissent d’appareils capables, en passant près d’une carte bancaire sans contact glissée dans une poche, d’en récupérer les données confidentielles (numéro de carte, date d’expiration). Toutefois, le cryptogramme semble inaccessible à ce genre d’appareils, ce qui les empêche, certes, d’effectuer des achats sur des sites français mais pas systématiquement sur des sites étrangers tels que Amazon US, qui ne demande pas le cryptogramme. Bien que ce type de fraude à la carte bancaire reste minime, il existe des étuis isolants pour se prémunir face à de tels risques.
  • Par ailleurs, accepter le mode de paiement sans contact a un coût pour un commerçant : tout comme les paiements avec contact, une commission à taux variables (0,2% ou 0,3% selon le débit de la carte) est appliquée à chaque transaction. À cela s’ajoutent les frais de souscription au service spécifique que représente le paiement sans contact. Cependant, selon les instructions du Ministères de l’Économie et des Finances, le taux de commission tend à diminuer pour encourager les transactions par carte bancaire.

Si vous ne disposez toujours pas de cette nouvelle technique de paiement, n’hésitez pas à contacter votre banque, qui vous renseignera sur les différentes formules de contrats « sans contact », sur le type de terminal adapté à votre environnement commercial ainsi que sur les différents taux de commission pratiqués. Il est essentiel d’entamer cette transformation numérique car le paiement sans contact pourrait devenir obligatoire pour tous les établissements d’ici quelques années.

« Poser, c’est payé ! »
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