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LegalTech : Interview d’Ingrid Berrebi, avocat au barreau de Paris

par Pierre-Olivier Burte, B-Reputation

13 février 2017

LegalTech : Interview d’Ingrid Berrebi, avocat au barreau de Paris

Avocat au barreau de Paris depuis 2008, Maître Ingrid Berrebi représente ses clients tant en conseil qu'en contentieux sur les problématiques liées au droit des affaires, droit des contrats, et droit de la propriété industrielle et intellectuelle, à savoir : droit des marques, brevets, dessins et modèles, droits d'auteur, logiciels, contenus numériques et toutes les problématiques liées à la concurrence déloyale. Maître Ingrid Berrebi est aussi sollicitée par des start-ups pour la création de leur société (rédaction de leurs statuts, recherche de leur dénomination et stratégie de dépôt de marque, réservation d’un nom de domaine, rédaction CGU et CGV) et leur suivi d’activité (rédaction contrats prestataires, contrats de licence et de franchise, contrats de vente à distance…).

Quelle est votre définition de la LegalTech ?
Ingrid Berrebi : Il s’agit de technologies proposées et développées par des entreprises au service du droit. Ces entreprises ont ainsi permis, par leurs innovations, d’offrir de nouveaux outils qui facilitent la vie d’un cabinet d’avocats, avec notamment des propositions de facturation et de classement de documents améliorés. Cela a également permis d’innover la manière de délivrer les services juridiques, en permettant à des justiciables d’accéder facilement à des conseils et documents juridiques.

La LegalTech est-elle utile dans votre métier d’avocat ? si oui comment ?
IB : Disons que la LegalTech ne m’est pas indispensable mais j’en tire de nombreux avantages que ce soit dans la relation client ou dans la gestion interne de mon Cabinet. Cela m’a également permis de rencontrer de nouveaux justiciables grâce aux services en ligne proposant des prestations juridiques dans toute la France.

Selon vous, la LegalTech représente-elle un danger ou, au contraire, une opportunité pour les avocats ?
IB : Je pense qu’il s’agit d’une réelle opportunité tant pour les justiciables que pour les avocats. Néanmoins, il existe un réel risque lorsque les justiciables posent une question juridique sur un site dédié et attendent deux ou trois devis d’avocat pour ne retenir forcément que le devis le plus bas, sans tenir compte de la spécialité de l’avocat, de son expérience et de son travail.

Ce genre de site pourrait à terme brader le travail de l’avocat, et ne pas aider le justiciable dans sa démarche à choisir le bon conseil. C’est pourquoi un site comme B-Reputation est très important pour les avocats, en leur permettant de s’assurer une légitimité dans leur travail grâce aux avis de leurs anciens clients, et ainsi aiguiller au mieux le justiciable dans son choix.

Quelle est votre startup LegalTech préférée ? Pourquoi ?
IB : « Monavocat.fr », un site clair et novateur, qui permet aux justiciables de trouver des avocats en fonction de leur spécialité et de leur localisation.

Les particuliers se déplaceront-ils un jour au tribunal seulement munis d’une application mobile ?
IB : Je pense que oui, les procédures sont de plus en plus dématérialisées avec la clé Ebarreau où les avocats n’ont même plus besoin de se présenter physiquement aux audiences de procédure. Après tout, on pourrait imaginer une application du service public dédiés aux particuliers, permettant de régler des petits litiges à distance, sans avoir besoin de se déplacer, et donc sans perte de temps.

Selon vous, quel autre secteur sera le prochain à connaître une aussi profonde transformation que le marché du droit, s’il en reste un… ?
IB : Toutes les professions indépendantes proposant des prestations de services sont amenées à connaitre une telle transformation. Par exemple, dans le domaine médical, où des sites comme doctolib ont déjà révolutionné les prises de rendez-vous.

Ce site m’a d’ailleurs permis de trouver de nouveaux médecins lors de mes déménagements en tenant compte des avis laissés par leurs patients. Concrètement, on peut dire aujourd’hui que le bouche-à-oreille a laissé place aux avis des internautes.

>> Voir la page B-Reputation de Maître Ingrid Berrebi

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