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Crowdfunding : interview d'Alexandre Toussaint - Baltis Capital

par François Grimpret, B-Reputation

15 mars 2017

Crowdfunding : interview d'Alexandre Toussaint - Baltis Capital

Alexandre Toussaint est président et cofondateur de Baltis Capital. Plateforme de crowdfunding en immobilier commercial, Baltis Capital a été créée en 2015 et a été officiellement lancée en janvier 2016 au sein de la pépinière du Crédit Agricole : Le Village by CA à Paris. Baltis Capital propose à des particuliers de se regrouper pour acheter ensemble un commerce et de se partager chaque année les loyers. Les opérations sont ouvertes à partir de 5000€, ciblent des rendements annuels entre 6 et 7% et sont éligibles aux PEA et PEA/PME. Baltis Capital propose également des opérations dites « Club Deal » pour des groupes d’amis qui souhaitent investir uniquement entre eux. Baltis Capital s’occupe de tout : création de la SCI/SAS, identification du bien immobilier, négociation du crédit bancaire et accompagnement jusqu’à l’acquisition du bien. Et ensuite de toutes les formalités administratives et techniques : quittances, travaux, tenue de la comptabilité...

Quelle est la particularité de votre plateforme par rapport à la forte concurrence sur le marché du crowdfunding en France ? Autrement dit : pourquoi venir chez vous ?
AT :
Nous sommes la 1ère – et la seule – plateforme de crowdfunding spécialisée uniquement en immobilier commercial. Nous permettons à des particuliers d’investir dans l’immobilier commercial de manière simple, transparente et rentable. Ils peuvent ainsi se constituer un patrimoine immobilier dès 5000€ en investissant dans un marché jusque-là réservé à des professionnels. Une fois l’opération financée, nous nous occupons de tout !

Combien de projets ont été financés chez vous en 2016 ? Depuis la création ?
AT :
4 projets ont été financés pour notre 1ère année ; boulangerie, poissonnerie, épicerie fine et pharmacie. Environ 15 seront financés en 2017.

Quel est le montant total collecté sur votre plate-forme en 2016 ?
AT :
Nous avons collecté 1,2 millions en 2016. Nous visons près de 7 millions pour 2017.

Quelle typologie de projets retrouve-t-on en majorité sur votre plate-forme ?
AT :
Tous les projets concernent uniquement des commerces en centre-ville. Notre conviction la plus forte est le retour des commerces, restaurants, hôtels et entreprises en centre-ville. Nous ne croyons pas aux centre-commerciaux.

Quels sont les projets que vous recherchez en priorité ?
AT :
Nous cherchons uniquement des murs de commerces en centre-ville, avec une activité stable et pérenne. Nous analysons tous les dossiers de manière très précise : développement de la ville, localisation, bail commercial, situation financière du locataire, état général du local...

Comment expliquez-vous l’énorme succès du crowdfunding en France ?
AT :
Le crowdfunding permet aux particuliers d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas accès seuls. Ils investissent également dans un projet concret et utile. Ils choisissent de manière très transparente le projet dans lequel ils veulent investir.

Quels types de projets restent encore en retrait du crowfunding et sur lesquels vous misez pour l’avenir ?
AT :
Nous allons prochainement lancer la 1ère opération de crowdfunding en immobilier hôtelier. C’est la 1ere fois qu’en France il sera possible d’être propriétaire d’un hôtel à partir de 5000€. Et surtout un hôtel 100% digitalisé, mêlant hébergement, restaurant et art... en plein centre-ville !

Comment voyez-vous le marché du crowdfunding en France dans 10 ans ?
AT :
Il sera clairement intégré dans le quotidien des Français. Il sera possible de financer tout type de projet. Je pense également que les grandes entreprises vont ouvrir leurs services/produits aux particuliers pour les faire participer.

Y aura-t-il encore la diversité de plateformes qui existe aujourd’hui ou seules quelques-unes d’entre elles concentreront le gros du marché ? Par rachat de leurs concurrents par exemple ?
AT :
Le marché va s’autoréguler. La majorité des plateformes actuelles vivent grâce aux fonds qu’elles ont levé auprès de Business Angels ou de fonds d’investissement. Si ce mécanisme permet de se développer plus vite, il n’est pas forcément viable sur le long terme. Certaines plateformes vont certainement se rapprocher pour fusionner leurs équipes et leurs savoir-faire. Baltis Capital est l’une des seules plateformes à vivre uniquement grâce à son chiffre d’affaires. Nous n’avons pas levé de fonds. Notre devise a toujours été de commencer petit mais de voir grand... le tout en restant maître de notre capital et de notre développement.

>> Voir la page B-Reputation de Baltis Capital

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