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Crowdfunding : interview de Philippe Gaborieau - Happy Capital

par François Grimpret, B-Reputation

11 mars 2017

Crowdfunding : interview de Philippe Gaborieau - Happy Capital

Philippe Gaborieau, le fondateur de Happy Capital, est diplômé d’HEC PARIS, de Babson College (USA) et Tsinguai University (Chine). Issu d’une longue lignée d’entrepreneurs, il crée sa première société à 25 ans. Au cours de ses 25 années d’expériences professionnelles, Philippe a travaillé dans des secteurs variés : Finance, Grande distribution, Industrie ou encore Services. Il a occupé différentes fonctions : ingénieur commercial, directeur commercial et marketing, directeur général et Président. Il est également membre fondateur et président de l’AFIP (Association Française de l’Investissement Participatif) et président du Club HEC Entreprendre Grand Sud-ouest. Happy Capital, l’un des pionniers du crowdfunding, est créé en 2013 et basée à Bordeaux pour répondre aux besoins de financement des PME françaises. La plateforme] propose aux entreprises quel que soit leur stade de vie ou secteur d’activité, de lever des fonds jusqu’à 2,5 M€ en actions ou obligations. Pour financer ces entreprises, les investisseurs peuvent acheter des actions et bénéficier de réductions fiscales de 18% (IR) à 50% (ISF).

Quelle est la particularité de votre plateforme par rapport à la forte concurrence sur le marché du crowdfunding en France ? Autrement dit : pourquoi venir chez vous ?
PG : - Happy Capital propose des projets qui ont un impact sur notre vie,

  • Happy Capital investit dans tous les projets,
  • Happy Capital crée du lien,
  • Happy Capital impose un accompagnement de 1 an pour les porteurs de projets après la levée de fonds.

Combien de projets ont été financés chez vous en 2016 ? Depuis la création ? Quel est le montant total collecté sur votre plate-forme en 2016 ?
PG : Au total, ce sont 25 projets financés (avec des collectes privées) pour 10.2 M€ récoltés auprès de 990 investisseurs. En 2016, 8 projets financés pour 4M€ avec 540 investisseurs.

Quelle typologie de projets retrouve-t-on en majorité sur votre plate-forme ?
PG : Le profil type correspond aux TPE/PME françaises avec une activité BtoC ou BtoBtoC. Nous avons fait le choix d’étudier et présenter des entreprises de tout secteur d’activité et tout stade de vie : cette démarche non-discriminante nous permet d’être ouverts aux opportunités et de nous concentrer sur d’autres critères de sélection qui nous paraissent plus importants : des projets à caractère innovant, et ayant un impact sur nos vies. Nous avons d’ailleurs lancé le 1er test d’éligibilité en ligne pour donner une réponse aux entrepreneurs en temps réel sur la compatibilité de leurs projets.

Quels sont les projets que vous recherchez en priorité ?
PG : Des projets sérieux, qui rentrent dans notre scope, avec des équipes motivées.

Comment expliquez-vous l’énorme succès du crowdfunding en France ?
PG : Il y a succès indéniable, mais il serait prétentieux de dire qu’il est énorme si on compare à ce qu’il existe outre-Manche. Il y a encore beaucoup de travail à faire sur la réglementation et la fiscalité pour favoriser l’investissement dans nos entreprises. Nous avons émis 7 propositions que nous présentons aux futurs Présidentiables.

Quels types de projets restent encore en retrait du crowdfunding et sur lesquels vous misez pour l’avenir ?
PG : Il nous arrive d’étudier de beaux projets en BtoB qui restent trop complexes ou spécialisés sur des marchés de niche pour être présentés en crowdfunding. Le développement du crowdfunding immobilier est incontournable, nous ouvrons d’ailleurs une plateforme dédiée au mois d’avril : mycapital.immo.

Comment voyez-vous le marché du crowdfunding en France dans 10 ans ?
PG : On espère qu’il sera au moins équivalent, voir supérieur au marché anglo-saxon. Cela dépendra si les bonnes mesures ont été prises, on y croit vu le montant de l'épargne des Français de 4400 millards €. On pense aussi que les projets se financeront par plusieurs formes de crowdfunding ; en haut de bilan (action) et bas de bilan (prêt). Actuellement on les cantonne à une seule voie, ce qui n’est pas le plus efficace en termes de gestion pour une entreprise.

Y aura-t-il encore la diversité de plateformes qui existe aujourd’hui ou seules quelques-unes d’entre elles concentreront le gros du marché ? Par rachat de leurs concurrents par exemple ?
PG : Naturellement il va y avoir un phénomène de concentration, par rachat des concurrents et par des disparitions de plateformes, comme dans tous les autres marchés.

>> Voir la page B-Reputation d'Happy Capital

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