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Paiement en ligne : interview de Daniel Georges, co-fondateur de Klik & Pay

par Pauline Millecamps, B-Reputation

21 juin 2017

Paiement en ligne : interview de Daniel Georges, co-fondateur de Klik & Pay

Klik & Pay a été fondée en l’an 2000 par Daniel et Marie-Hélène Georges, d’abord sur le marché suisse puis européen. Klik & Pay a été l’une des premières plateformes de paiement à fournir une solution opérationnelle et adaptable aux e-commerçants à cette époque. L’idée était d’offrir un accès simple et complet à un prix abordable avec une technologie innovante. Entretien avec Daniel Georges.

Quels en sont les principes et le fonctionnement ?
Daniel Georges : Notre métier, c’est le paiement en ligne sécurisé entre un acheteur (l’internaute) et un marchand (le site e-commerce ou l’application mobile).
Nous proposons aux e-commerçants du monde entier une plateforme de paiement sécurisée pour encaisser dans 24 devises au moyen des principaux instruments de paiement internationaux et locaux. Nous nous adaptons aux business de nos clients en leur proposant des modes de paiement spécifiques à leur secteur d’activité : paiement direct, différé, par acomptes, par abonnement, par email/sms…

Quelle est votre valeur ajoutée dans cet environnement très concurrentiel ?
DG : Nous sommes parfois à la genèse des projets et nous enrichissons notre plateforme des demandes de nos clients. La notion de proximité est très importante pour nous et notre service de management des litiges et de prévention de la fraude est une réelle valeur ajoutée face à nos concurrents.
Nous avons une équipe dédiée en interne à la gestion des risques et des litiges. Notre réelle différence c’est le sens du service. En tant qu’intermédiaire, nous avons pour mission de réguler la relation entre le vendeur et le client. Reconnus pour être efficaces, nous faisons tout pour que le client final paie le produit ou la prestation commerciale commandée et que le vendeur respecte aussi ses engagements vis-à-vis de son client.

Pouvez-vous nous donner quelques chiffres sur l’activité de votre entreprise : le nombre de transactions qui passent par votre solution par mois… ?
DG : Nous enregistrons près de 500'000 transactions par mois en moyenne, 4500 e-marchands répartis sur une centaine de pays à travers le monde (60% en Europe et 40% à l’international), 200 moyens de paiements proposés et 24 devises différentes. Nous recevons en moyenne 600 demandes d’ouvertures de comptes marchands par mois. Notre équipe est composée de 48 collaborateurs répartis sur 4 sites en France, Allemagne, Suisse et Luxembourg.

Où se situe le marché français par rapport aux autres, en particulier en Europe et en Amérique du Nord ?
DG : Le marché français se porte très bien comparé à d’autres pays, l’Amérique du Nord a bien évidemment été la pionnière dans ce domaine comme souvent.
La France est l’un des pays d’Europe où l’univers des paiements est très concurrentiel, cela signifie qu’il y a de la place pour beaucoup d’acteurs. Ce qui n’est pas le cas en Europe du sud où les e-commerçants font appel à des prestataires de paiement internationaux.

Que répondez-vous aux personnes qui n’ont toujours pas confiance dans les moyens de paiement en ligne, notamment parce qu’elles se trouvent « hors contrôle » des banques ?
DG : Klik & Pay dispose de tous les agréments internationaux et est régulée au même titre qu’une banque, nous proposons à nos clients un système de « scoring » du niveau de risque, automatisé. Il s’agit d’un algorithme qui va croiser différentes données sur le client et son moyen de paiement. Et quand le système identifie un risque particulier, un suivi manuel prend le relais. En tant que « banquier » Klik & Pay dispose de nombreux outils capables de détecter des fraudes ou un niveau de risque trop élevé.

Quels sont d’ailleurs vos rapports avec les acteurs traditionnels du marché du paiement comme les établissements bancaires ? Sont-ils des freins ou des accélérateurs d’innovation ?
DG : Les établissements bancaires sont de vrais partenaires pour nous, mais nous allons souvent au-delà des services standards qu’ils proposent. Ils présentent un environnement classique et les Fintech en général apportent l’innovation de par leur structure agile.

Au sujet du Bitcoin et autres crypto-monnaies : permettez-vous leur mouvement sur votre plateforme ?
DG : Pas pour le moment, mais nous suivons de très près l’évolution des crypto-monnaies et du blockchain, à long terme l’intégration de ces crypto-monnaies deviendra peut-être inévitable, c’est l’avenir qui le dira.

Où en sera-t-on du paiement en ligne dans 5 ans ? Autrement dit : quelle est la prochaine « disruption » attendue dans le secteur ?
DG : L’une des premières grandes évolutions déjà en marche est le paiement par mobile, ce sera la disparition du moyen de paiement physique, car dans le futur les achats se règleront par empreinte digitale ou reconnaissance faciale, de grands acteurs travaillent déjà dessus.
Les futurs acheteurs seront les digital native, une population très exigeante qui ne comprendra pas d’effectuer ses paiements en dehors du digital, il faut s’adapter et c’est cela qui est passionnant.

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