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Les 10 visages féminins de la FrenchTech en 2017

par Pauline Millecamps, B-Reputation

13 juillet 2017

Les 10 visages féminins de la FrenchTech en 2017

Né en 2013 à l’initiative de l’État français, le terme French Tech désigne à la fois un label et une communauté, dont l’objectif est de promouvoir l’entrepreneuriat et l’innovation. Alors qu’en France, 38% des startups sont créés par des femmes, et qu’elles lèvent, en moyenne, deux fois moins de fonds que les hommes, le domaine des nouvelles technologies, largement masculin, ne faiblit pas devant cette tendance. Toutefois, selon le World Economic Forum, qui classe la France au 6e rang des pays où il fait bon d’entreprendre lorsqu’on est une femme, le constat s’améliore. Voici les 10 femmes de la FrenchTech à suivre en 2017 !

Roxanne Varza, co-fondatrice de StartHer

C’est avec Mounia Rhka que Roxanne Varza crée en 2010 l’association indépendante « Girls in Tech », aujourd'hui appelée « StartHer », qui place sous le feu des projecteurs des femmes ayant réussi dans le domaine des nouvelles technologies. Des centaines de conférences sont organisées chaque année, dont la Lady Pitch Night, le plus grand concours international de startups dédié aux entrepreneuses de la Tech. Dernièrement, le « StartHer Award » a été créé pour favoriser, à l’échelle européenne, la parité dans le domaine des nouvelles technologies.
Aujourd’hui, à 32 ans, Roxanne Varza est désormais directrice de Station F, le plus grand campus de startups au monde, qui a récemment ouvert ses portes à Paris.

Roxanne Varza, à Station F, 2017
Roxanne Varza, à Station F, 2017

Philippine Dolbeau, fondatrice de New School

À seulement 17 ans, Philippine Dolbeau aspire à révolutionner les cahiers d’appels et d’absences, pour fluidifier les démarches administratives et alléger la charge de travail des professeurs et de l’administration scolaire. Les élèves sont équipés en porte-clefs à puce électronique qui signalent leur présence sur la tablette connectée de l’enseignant. En cas d’absence, un SMS ou un courriel automatique sont envoyés aux parents. Grâce à ce boitier numérique, il est également possible de payer la cantine et d’emprunter des livres à la bibliothèque de l’école. Après avoir remporté le concours des « Hype Award » organisé par DigiSchool en mai 2015, le projet New School a été remarqué par Apple et le rectorat de Versailles teste actuellement l'application dans les écoles de la commune.

Philippine Dolbeau, 2016
Philippine Dolbeau, 2016

Fleur Pellerin, PDG de Korelya Capital

À l’origine du label et de la communauté French Tech alors qu’elle était ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie Numérique, Fleur Pellerin a tourné la page ministérielle en se lançant, en septembre 2016, dans la création de Korelya Capital, un fonds de capital-risque, en grande partie financé par divers acteurs coréens, comme Naver, le plus grand portail web en Corée du Sud. L’objectif est d’intensifier les investissements dans le secteur des nouvelles technologies, en Europe, et plus particulièrement dans les startups de la French Tech.

Fleur Pellerin, 2016
Fleur Pellerin, 2016

Rachel Delacour, fondatrice de BIME

C’est à Montpellier, en 2006, que Rachel Delacour crée la startup We are cloud, qui édite le logiciel d’analyses de données BIME Analytics. Mesurer les performances de ses campagnes publicitaires et suivre l’expérience de ses clients, grâce à des tableaux de bord et des rapports personnalisés, devient alors un jeu d’enfant. Ce n'est que quelques années plus tard, en 2015, que, séduit par le projet, Zendesk, qui évolue dans le développement de logiciel, rachète BIME Analytics pour 45 millions de dollars.

Rachel Delacour, 2016
Rachel Delacour, 2016

Rania Belkahia, fondatrice d’Afrimarket

Une fois diplômée de Télécom ParisTech puis de HEC entrepreneurs, Rania Belkahia fonde la startup Afrimarket, une plateforme de transfert d’argent vers l’Afrique. Déployée au Sénégal, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo et au Mali, Afrimarket a pour ambition de concurrencer les géants du paiement international comme WestUnion grâce à son nouveau modèle « cash to goods », qui permet à la famille de recevoir, sur mobile, des bons d’achat dans les magasins partenaires. Afrimarket a levé 10 millions d’euros, auprès d’entrepreneurs français comme Xavier Niel ou encore Jacques-Antoine Granjon, mais aussi auprès de grands comptes comme Orange.

Rania Belkahia, 2015
Rania Belkahia, 2015

Florence Lambert, directrice du CEA Liten

Directrice du Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Énergies nouvelles et Nanomatériaux (LITEN), Florence Lambert est à l’origine de la première plateforme de stockage de l’énergie solaire. Un projet qui lui a, d’ailleurs, valu le prix allemand EON en 2008. Avec une équipe forte de près de 1000 chercheurs, cette chef de projet grenobloise se penche aujourd’hui sur la thématique de la mobilité à l’hydrogène.

Florence Lambert, 2012
Florence Lambert, 2012

Florence Saubatte, fondatrice d’Altitud RH

Après avoir travaillé un an au sein d’une startup pour étudier de plus près les acteurs du numérique et s’imprégner de la maîtrise des réseaux sociaux, Florence Saubatte est l’une des premières à s’aventurer dans la transformation numérique du management et de la gestion des Ressources Humaines. Altitud RH guide les PME, ETI mais aussi les grands comptes dans leur transition digitale : gestion de la marque employeur et de l’e-recrutement sur les réseaux sociaux ou encore organisation d’évènements sur la digitalisation des entreprises et les enjeux que cela présente sur les méthodes de management. Membre du clunster Digital League, Florence Saubatte a notamment animé plusieurs conférences aux évènements Go Numérique, Digital Summit ou encore à l’Université de l’ANDRH.

Florence Saubatte, 2015
Florence Saubatte, 2015

Joséphine Goube, PDG de Techfugees

En réaction à la crise des réfugiés en Europe, Joséphine Goube, qui s’est vu décerner le prix Margaret Femme Digitale Entrepreneure 2017, décide de créer Techfugees, une startup qui se développe dans l’organisation de conférences et d’hackathons, des programmations informatiques collaboratives, sur le thème de la crise migratoire pour mobiliser les citoyens autour de cette problématique. Soutenue par le Numa, Simplon, MakeSense ou encore l’ONG Singa, cette jeune startup a accompagné la floraison de nombreux projets comme Textfugees, une plateforme de communication entre les associations et les réfugiés, ou E-Migrant, une application qui, grâce à un système de géolocalisation, met en relation les réfugiés avec la population locale. Mettre les nouvelles technologies au service des réfugiés, tel est le point d’honneur de Techfugees.

Joséphine Goude, 2016
Joséphine Goude, 2016

Kat Borlongan, co-fondatrice de Five by Five

Après ses missions numériques au sein d’Etalab et son expérience chez Google, Kat Borlongan s’est lancée, avec Chloé Bonnet, en 2013, dans la création de Five by Five, une startup française qui accompagne différents acteurs économiques comme la SNCF, la Banque Mondiale ou encore le gouvernement du Burkina Faso dans la compréhension des enjeux numériques (digitalisation des entreprises, open-data,…). Apprendre à leurs clients comment fonctionne les startups et comment ils pourraient travailler avec elles est l’un des objectifs de Five by Five. Elles ont également fondé Civic Innovation Fellowship et 66miles, des programmes d’entrepreneuriat, le dernier étant exclusivement réservé aux entrepreneuses.

Kat Borlongan, 2017
Kat Borlongan, 2017

Cécile Schmollgruber, PDG de Stereolabs

En 2008, avec deux amis de l’institut d’optique de Saclay, Cécile Schmollgruber, qui avait d’ailleurs suivi un stage à Harvard sur « les femmes et le leadership » pour mieux répondre au sexisme dans la Tech, ébranle le domaine de la technologie 3D grâce à un algorithme permettant de corriger les images en temps réel, pour garantir aux spectateurs un confort visuel accru. Ce logiciel, embarqué sur ZED, une caméra 3D, permet aux robots et tout autre objet connecté (drones, voitures autonomes,…) d’appréhender leur environnement. De son bureau à San Francisco, elle peut désormais se féliciter du succès de son logiciel qui sera notamment utilisé sur le tournage du film Avatar 2.

Cécile Schmollgruber, 2016
Cécile Schmollgruber, 2016

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